Accueil du site



 

 


Pyélonéphrite
Mise à jour : février 2012

Habituellement, la pyélonéphrite aigue (PNA) atteint la femme jeune. 
Elle associe lombalgie, frissons et fièvre à 40°C. 

Très rare chez l’homme jeune, il faut plutôt évoquer une prostatite avec douleurs postérieures en barre. Moins rare chez l’homme plus âgé, il s’agit en général de PNA sur calcul urétéral et c'est une urgence.

Pour le médecin, le problème est de définir si la patiente peut rester à domicile ou doit être hospitalisée. Il est conseillé de garder aux urgences les cas suivants : femme enceinte, patient immunodéprimé, rein unique, signes infectieux graves (septicémie), PNA résistante à un traitement de ville, personne agées et enfants.

Un ASP (recherche calcul) et une échographie (recherche dilatation et abcès) associés à une surveillance de l’évolution durant 72 h suffisent. Un scanner avec injection peut-être d'emblée réalisé. 

Elle guérie bien avec des antibiotiques (21 jours à 6 semaines de traitement). 

En cas de persistance de douleur ou fièvre sous antibiotiques, on réalise un scanner. Un obstacle ou un abcès peuvent alors expliquer l’évolution défavorable.


Uro-scanner avec des lésions bilatérales 
triangulaires d'infection. Il existe à droite
une image ronde précurseur d'abcès. Le 
traitement stoppera l'évolution.


Uro-scanner avec une lésion triangulaire
d'infection centrée par un petit abcès


Uro-scanner avec un abcès franc à drainer